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A
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;
A
Mesdames et Messieurs les Représentants des
Organisations Internationales ;
A
Mesdames et Messieurs les Journalistes ;
A
Mesdames et Messieurs ;
La rencontre de cette matinée intervient suite à la
catastrophe naturelle que vit actuellement le Peuple
frère d’Haïti et à la suite de la réunion informelle du
13 janvier 2010 de la 64ème session ordinaire
de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est
penchée sur la situation en Haïti.
En effet, comme vous le savez, le mardi 12 janvier 2010,
la République sœur d’Haïti a été secouée par trois (03)
séismes dont l’un de magnétude 7,3, à un moment où ce
pays frère commençait à sortir progressivement des
conséquences des inondations monstrueuses
de l’année dernière.
Les dégâts de l’horreur du 12 janvier 2010 sont
énormes. Il est difficile à l’heure où je parle de
dénombrer les victimes et d’évaluer tous les dégâts
matériels. Les images qui nous parviennent sont de plus
en plus insoutenables et laissent présager de l’ampleur
des conséquences du tremblement qui plonge en réalité
toute la Communauté internationale dans le deuil.
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du
Gouvernement, Docteur Boni YAYI, très préoccupé
par la situation qui prévaut dans ce pays frère, vient
d’instruire son Gouvernement pour organiser la
solidarité agissante du Peuple béninois au Peuple frère
d’Haïti profondément meurtri, en attendant l’envoi d’une
délégation gouvernementale à Port-au-Prince, pour
exprimer les profonds sentiments de condoléances et de
compassion au Président René PREVAL, à son
Gouvernement et aux frères et sœurs d’Haïti.
Comme vous le savez, Haïti est lié à l’Afrique et
particulièrement au Bénin, par le sang et des attaches
historiques qui font que le Peuple béninois est très
consterné par le drame que vit le Peuple frère d’Haïti,
qui connait presque tous les ans, des catastrophes
naturelles de diverses formes. Cette situation montre à
l’évidence combien il importe d’accroître la capacité de
prévision de catastrophes naturelles dans les pays
vulnérables situés dans les zones à risques, donc les
importantes questions de changements climatiques qui
nous interpellent tous.
Au regard de l’ampleur des dégâts, la priorité urgente
aujourd’hui pour le Peuple haïtien, ce sont des
secours, de l’eau, de la nourriture, des soins de santé,
une assistance soutenue pour les recherches des disparus
sous les décombres, l’hébergement des sinistrés etc etc.
Dans ce cadre, je voudrais très sincèrement saluer ici,
au nom du Chef de l’Etat, les grands pays aux grands
moyens, qui ont déclenché leurs plans ORSEC pour venir
en aide urgente au Peuple frère d’Haïti, ainsi que les
Organismes donateurs de la Communauté internationale,
pour leurs aides financières, leurs actions humanitaires
et de solidarité envers le Peuple
haïtien en détresse.
Je voudrais saisir l’occasion pour présenter toutes mes
condoléances au Système des Nations Unies et par
conséquent, aux Etats membres, notamment les pays
contributeurs de troupes représentées dans la MINUSTAH,
qui ont été affectés de diverses manières.
Le Gouvernement béninois s’organise en ce moment pour
mobiliser des ressources, des bras valides qui, dans un
élan volontariste et de solidarité, apporteront le
concours concret du Peuple béninois au Peuple frère
d’Haïti grandement éploré.
Dans ce cadre, je voudrais lancer un appel aux membres
de la Communauté internationale ici représentés, pour
qu’ils apportent le moment venu, leur assistance et leur
soutien au Gouvernement béninois, afin de lui permettre
d’assurer le
convoyage des dons humanitaires qu’il aurait mobilisés
au profit des frères et sœurs haïtiens, et plus tard,
d’apporter sa modeste contribution aux opérations de
reconstruction d’Haïti.
Au Chargé d’Affaires de l’Ambassade d’Haïti à Cotonou,
je
voudrais exprimer, au nom du Chef de l’Etat, du
Gouvernement et du Peuple béninois, nos sincères
condoléances et lui souhaiter du courage, en ces
circonstances de rudes épreuves et de douleur
morale. Je voudrais le prier de transmettre nos
compassions les plus attristées au Gouvernement, au
Peuple haïtien et aux nombreuses familles des victimes.
A
Excellence Mesdames et Messieurs les membres du Corps
diplomatique ;
A
Mesdames et Messieurs les Journalistes ;
Je vous remercie pour votre bienveillante attention.
Cotonou, le 14 janvier 2010. |