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DECLARATION
DE PRESSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE L’INTEGRATION
AFRICAINE, DE LA FRANCOPHONIE ET DES BENINOIS DE L’EXTERIEUR
AU SUJET DE LA PARTICIPATION DU BENIN A LA 64EME
SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES.
Cotonou,
le 18 septembre 2009.
Mesdames et
Messieurs,
Depuis le 15
septembre dernier, les travaux de la soixante-quatrième (64ème)
session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies
ont commencé à New York, au siège de l’Organisation.
Ce
rendez-vous annuel offre l’occasion à l’ensemble des Etats
de la communauté internationale de discuter des problèmes
auxquels est confronté notre monde et dont la résolution
entre dans le cadre du mandat de l’Organisation des Nations
Unies (ONU). Il s’agit d’une tribune universelle qui
confirme, si besoin en était encore, l’importance de l’ONU
en tant que cadre privilégié et irremplaçable de dialogue
propice aux échanges entre des représentants étatiques de
tous bords, où s’expriment toutes les sensibilités au nom de
la préservation de la paix.
Le thème de
cette 64ème session, intitulé « Réponses
efficaces aux crises mondiales : renforcement du
multilatéralisme et du dialogue des civilisations pour la
paix, la sécurité internationale et le développement »,
témoigne de l’intérêt constant que la communauté
internationale accorde à la question de la paix qui est,
faut-il le rappeler, le premier but des Nations Unies.
De fait, à
travers ce thème, c’est l’ensemble des préoccupations de
l’agenda diplomatique international, relatives à la
construction de la paix mondiale dans toutes ses dimensions,
qui seront abordées. Au nombre de celles-ci, on peut citer :
la crise financière et économique internationale, les
objectifs de développement du millénaire (ODM), le
réchauffement climatique, la réforme du Conseil de Sécurité
et du Système des Nations Unies, les conflits armés, le
terrorisme, le désarmement, les opérations de maintien de la
paix, le rôle des organisations régionales et
sous-régionales dans la promotion de la paix, etc.
Sur toutes
ces questions, notre pays, le Bénin fera, par principe,
connaître clairement ses positions, ainsi que ses
contributions pour faire avancer les discussions. En effet,
au cours des sessions de l’Assemblée Générale des Nations
Unies, la délégation béninoise fait constamment preuve de
créativité pour trouver aux uns et aux autres, de bonnes
raisons de s’associer à une entreprise commune dans
l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales. Cela
permet à notre pays d’éviter de se réfugier dans l’attitude
passive d’allégeance à l’une quelconque des grandes
puissances dont les manœuvres diplomatiques déterminent le
cours des affaires internationales.
La diplomatie
béninoise au sein du système des Nations Unies, est du reste
guidée, de façon permanente, par son attachement à la paix
et à la sécurité internationales, d’une part, et à la
coopération et la solidarité internationales en faveur
notamment des pays les plus pauvres, d’autre part. Dans ce
cadre, le Bénin entend saisir l’occasion de la 64ème
session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, pour
plaider une solidarité accrue de la communauté
internationale en direction de l’Afrique afin de permettre à
notre continent de faire face avec moins de douleur, aux
effets de la crise financière et économique actuelle, qui
risquent de compromettre de façon radicale la réalisation
déjà hypothétique des objectifs de développement du
millénaire (OMD) à l’horizon 2015.
De la même
manière, notre pays appellera la communauté internationale à
ses responsabilités pour la sauvegarde de la planète dont
l’équilibre écologique est dangereusement menacé par le
réchauffement climatique. A cet égard, la situation
vulnérable des pays africains contraints de détourner une
partie importante de leurs maigres ressources pour lutter
contre les effets néfastes des changements climatiques au
détriment du développement de leur économie, devra être
discutée sans complaisance, dans la perspective de la
Conférence des Nations Unies sur les changements
climatiques, prévue à Copenhague en décembre prochain.
En ce qui
concerne le maintien de la paix et de la sécurité
internationales, le Bénin réaffirmera son attachement au
règlement pacifique des conflits, ainsi que sa disponibilité
à continuer d’apporter sa contribution modeste notamment
dans le cadre des opérations de maintien et de soutien de la
paix. A ce sujet, il me plaît de rappeler que selon le
rapport du Secrétaire Général des Nations Unies du 31 août
2008, notre pays, le Bénin, occupe, avec plus de 1314
éléments des Forces Armées engagés, le 17ème rang
mondial au titre des pays contributeurs de troupes.
S’agissant de
la réforme du Conseil de Sécurité, d’une part, et du Système
des Nations Unies, d’autre part, la position de notre pays
est sans équivoque : cette réforme est nécessaire pour
renforcer la légitimité et la crédibilité des Nations Unies
en cette ère de mondialisation où le multilatéralisme
s’accrédite de plus en plus comme la solution la plus idoine
face aux défis transnationaux (terrorisme, réchauffement
climatique, criminalité organisée, pauvreté, épidémies,
etc.). Aussi, pour ce qui concerne la réforme du Conseil de
Sécurité, le Bénin soutient-il pleinement la position
africaine qui demande deux (02) sièges permanents et deux
(02) sièges non permanents supplémentaires au profit de
l’Afrique. Quant à la réforme du Système des Nations Unies,
le Bénin est solidaire de toutes les mesures visant à
intégrer beaucoup plus étroitement les agences onusiennes en
vue d’une meilleure adéquation entre les objectifs et les
structures opérationnelles, et ce, dans l’esprit du concept
« One UN » proposé par le Groupe de haut niveau sur la
cohérence de l’action du Système des Nations Unies, mis en
place, en 2005, par l’ancien Secrétaire Général des Nations
Unies, Monsieur Kofi Anan.
Parlant des
agences opérationnelles du Système des Nations Unies, la
délégation béninoise, dans le prolongement de la dernière
mission effectuée par le Chef de l’Etat aux sièges de la
Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque
Islamique de Développement (BID), saisira l’opportunité de
la 64ème session de l’Assemblée Générale pour
plaider le renforcement substantiel des interventions du
FNUAP, du PNUD, de l’UNICEF et des autres agences dans notre
pays, ainsi que le renforcement du Service économique des
Nations Unies à Cotonou pour un appui plus efficient à
l’atténuation des effets de la crise économique au Bénin.
Mesdames et
Messieurs,
Telle est, de
façon liminaire, la feuille de route de la délégation que le
Président de la République m’a instruit de conduire à la 64ème
session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Une
contribution de qualité aux grands débats internationaux,
c’est aussi la contrepartie que le Bénin apporte à la
communauté internationale en reconnaissance de la solidarité
dont il bénéficie de sa part pour le renforcement de sa
démocratie et la promotion de son développement économique
et social.
Je vous
remercie de votre attention.
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